Avec le billet d’aujourd’hui, j’aimerais vous montrer comment incorporer un tableau noir dans votre maison, dans un couloir, la cuisine, la salle à manger ou une chambre d’enfants. En peignant une table ou même un frigo, l’imagination n’a pas de limites. Pour dessiner, laisser des mots d’amour ou pour ne pas oublier notre liste de courses.

Je vous laisse le poème qui m’a inspiré ce billet sur les tableaux noirs.

Un poème de Santiago Montobbio (Anthologie XXXI)
LE TABLEAU SUR LEQUEL ON N’ARRIVE RIEN À ÉCRIRE.

C’est celui du faux art. En art on peut seulement
écrire avec conviction, depuis le plus profond de soi,


un puits profond où l’âme prend sa source et d’où jaillit son eau.
Les paroles de l’art impliquent et exigent une vie.

Toute la vie de celui qui écrit doit être derrière
chacune d’elles, il doit les soutenir. Seulement ainsi

sur le tableau l’art s’inscrit et pour cela c’est le tableau
sur lequel tant de fabricants ne parviennent pas à écrire quoique ce soit.

Ou ils écrivent, mais il semble que la craie ou l’encre s’effacent,
ou est toute fine, ou toute petite, ou une simple copie
d’une voix qui si elle était vraie, s’est figée dans l’instant.


Dans un autre temps, un autre jour. Le tableau de l’artiste
exige sa vie. Pour cela il y a des sujets têtus qui sont déterminés
à se livrer à lui, mais pour sa musique ils ne sont pas nés,

ils n’ont rien à dire, source différente
ou vérité nouvelle, et ainsi ils écrivent et écrivent et fabriquent
mais sur le tableau rien ne reste inscrit.

L’ardoise de l’art implique une âme.

Je vous laisse avec un artiste de la craie pour vous inspirer: Dana Tamanachi

ou celle-ci: Claire Watson

Sources: houzz, estanochesoyunaprincesa, apartmenttherapy

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